Quelques gouttes. Juste quelques gouttes ont tué une scientifique en bonne santé. 1996. Dartmouth College, États-Unis. Karen Wetterhahn, chimiste experte, manipule du diméthylmercure dans son laboratoire. Elle porte ses gants de protection. Elle respecte les protocoles. Elle fait tout bien. Mais quelques gouttes tombent sur ses gants. Rien d'alarmant en apparence. Elle continue sa journée. Sauf que le diméthylmercure traverse les gants de protection en quelques secondes. Directement dans la peau. Directement dans le sang. Karen ne ressent rien. Pas tout de suite. Les symptômes apparaissent des mois plus tard : perte d'équilibre, troubles de la vision, difficultés à parler. Les médecins analysent son sang. Le taux de mercure est deux cents fois supérieur au seuil mortel. Elle meurt moins d'un an après ce simple accident de laboratoire. Le plus effrayant ? Elle était l'experte mondiale de ce produit.